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 Les escapades du vieux Svelto

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Mary-Kay MacDunnan




MessageSujet: Les escapades du vieux Svelto   11.08.12 16:24

Un vieux nain au monocle en pantalon noir, à la chemise blanche surmontée d'une élégante jaquette noire à boutons dorés, nettoyait ses chopes sales derrière le massif comtpoir de granite qui faisait un bout de la renommée de l'auberge du vieux Sveltbar Barbenmousse.

Dans tout les coins de bâtisse, des souvenirs des aventures de "Svelto", comme l'apellaient les habitués. On trouvait de belles armes qui prenaient la poussière sur de vieux rateliers, des souvenirs comme des chopes en argent, de vieilles cartes au trésor obsolètes, des trophées de monstres (Notemment une énorme pince de Markrura, une tête d'ours), un casque en os ayant prétendument appartenu à un membre du Conseil des Ombres... Une myriade d'autres trophées et de souvenirs bariolés et prestigieux ornaient les murs, les tables, et même le plafond, un vieux bouclier orc fendu avait même été arrangé en lustre. "On fait comme on peut avec c'qu'on à", justifiait-il parfois.


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Mary-Kay MacDunnan




MessageSujet: Re: Les escapades du vieux Svelto   12.08.12 12:46

Une unique grande table emplissait la vaste salle, propre et vidée de tout les clients de la soirée. Voilà déjà plus de trois heures que le dernier client avait gagné sa chambre, et le vieux Svelto n'arrivait pas à avoir sommeil, tourmenté par quelque sombres ruminations.

Il contempla d'un air fatigué la grande salle. Tout le long et palpitant vécu du nain se lisait sur son visage, comme un poème, à travers ses profondes rides et ses anciennes cicatrices...

Après un long soupir fatigué, il essuya son monocle sur sa jaquette et alla se réchauffer devant le grand feu ronflant de la cheminée, faite du même granite du comptoir. En vérité, toute l'auberge était taillée dans un gigantesque bloc de granite naturel.

Lissant sa trentaine de fines nattes de barbe grises claires, une main dans la poche de sa jaquette, le vieux nain fronçait ses sourcils broussailleux en ressassant de mauvais souvenirs.

"Maudite femelle", pesta-t'il d'un air grincheux à haute voix. "L'audace de partir quinze jours après l'ouverture... 'Bière sans bulle, t'as pas tiré l'bon lot, mon vieux Svelto"

Cette maudite femelle, Dreta Mèchepierre. Celle qui lui avait fait renoncer à l'aventure et au danger. Celle qui l'avait enfermé dans une prison...

Une prison d'amour dont elle était la belle geôlière... (10 po à celui qui trouve la référence)

Cette maudite Dreta qui avait eu la mauvaise idée de mourrir quinze jours après l'ouverture de la taverne... des suites d'une grave maladie dont la rudesse de l'hiver n'apporta que son triste concours.

La même rudesse qui animait l'hiver actuel, au vu des bûches en stock entassées aux côtés de la cheminée. Une tempête soufflait, féroce, faisant trembler la pourtant lourde porte principale en pierre. Svelto pensa qu'un peu de neige à déblayer ne lui ferait pas de mal et l'aiderait à penser à autre chose pour un temps au moins...


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Mary-Kay MacDunnan




MessageSujet: Re: Les escapades du vieux Svelto   12.08.12 13:51

Décidant d'aller se coucher, le vieux nain au monocle s'apprêtait à ouvrir la trappe qui menait à sa petite loge, quand soudain...

Quelqu'un frappait à la porte...

Svelto fronça les sourcils et alla se saisir de son célèbre tromblon chargé au sel et aux scories de fer, mélange également connu des fesses de certains gêneurs.

"Qui c'est qu'est là ?" Beugla-t'il près de la porte, l'air patibulaire.
Une voix rocailleuse couverte par la tempête cria derrière la porte : "C'est Ruben, le père ! Ouv' don', on gèl'rait l'cul d'un ours avec la caillance qui s'fait là !"

Le "Père" Svelto jura férocement en posant son tromblon contre le mur, et défit les trois verrous de la porte avant de l'ouvrir en grand...

Un vent de neige s'invita d'abord dans l'entrée, constellant le vieux Svelto et sa barbe de flocons frais... Puis la silhouette massif d'un nain blond à la grande barbe libre, gelée et constellée de débris de végétation et de neige fit son entrée.

D'un oeil bleu vif brillant et souriant, presque comique, le nain enneigé et armuré gratifia aussitot Svelto d'une ferme étreinte.

"Ca f'sait un lustre, le Père !" s'écria-t'il, ému.
Svelto rendit l'étreinte au centuple, muet de joie... puis jura grossièrement avant de dire "Eh ben Ruben ?! T'as trouvé une Geraldine pour avoir trainé comme ca ?!"

"Eh ben, presque..." dit-il en lançant son pouce derrière lui.

Comme pour illustrer ses propos, une petite silhouette enneigée surgit de l'obscurité de l'exterieur, avec un petit éternuement fluet.

Une jeune naine d'à peine 14 ans, vêtue d'une armure légère d'écuyer, un petit nez rougit par le froid constellé de tâches de rousseur tout comme ses bonnes joues, des mèches d'un splendide roux et de magnifiques yeux ronds et jaunes comme le miel enchâssés dans un camail trop grand pour elle.

"J'ai froid, et j'ai faim, nom d'une bière sans bulles !" annonça-t'elle de sa voix fluette d'un ton enjoué et bonhomme, un gros sourire sur son adorable bouille.

"On s'demande ou elle à appris c't'expression, hein l'Père ? Hehe, j'te présente Mary-Kay, c'est mon p'tit phénomène, mon écuyère."

Svelto resta un instant figé sur la gamine, surpris de tant de bonhommie et de fraîcheur, puis, il les invita d'un air confus à prendre place devant le feu, de pas hésiter à mettre leurs affaires à sécher le temps qu'il leur prépare un casse croûte...

Après un moment, les deux nains et la gamine s'assirent à même le sol devant le feu, un énorme sandwich au boudin séché dans les mains des deux arrivants. Mary-Kay dévorait à pleines dents, avec bruit, en remplissant ses joues comme les bajoues d'un hamster. ("Aaaaromnomnomnomnom scronch scronch...")

"Alors, d'ou tu viens, sacré pépère ?" demanda Sveltbar.
"Oh, d'un peu partout, tu sais. J'bourlingue pas mal, et faut former la p'tite à un peu d'tout." répondit Ruben, entre deux bouchées de sandwich.

Ils continuèrent à s'échanger les nouvelles tout au long de la nuit, alors que la petite Mary-Kay s'endormait paisiblement, épuisée et repue, la tête sur une jambe de Ruben.


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Mary-Kay MacDunnan




MessageSujet: Re: Les escapades du vieux Svelto   12.08.12 21:19

LA CORVETTE DE "PIED-MOU"

Svelto Raconte...
Citation :
"Alors c'était y'à quequ' années..."
Il y à quelques années, lorsque les nattes de Sveltbar étaient encore clairsemées de quelques traces de leur blond d'antan, parcourait les terres d'Azeroth en quête de fortune et d'aventure en compagnie d'un homme, Duncan MacDonovan.

Cela faisait une dixaine d'années que leur coopération durait, depuis le cratère d'Un'Goro jusqu'aux frontières de Quel'Thalas, en passant par les tarides, le marais des chagrins ou encore le défilé de Deuillevent, plus rien n'avait de secret pour eux, ou presque.

En effet, Duncan avait trouvé un nouveau "coup" à l'air pour une fois pas trop foireux. En effet, un "exentrique gobelin à l'air suffisemment passionné pour être honnête", comme l'avait apellé Duncan dont Svelto s'était moqué, proposait deux mille cinq cent pièces d'or pour la récupération d'une oeuvre originale de Don Presetto Julietto, peintre célebrissime dont ledit gobelin était un inconditionnel fanatique.

Le tableau était dans les mains d'un riche commerçant gnome à la réputation de contrebandier et de

magicien redoutable.

Il faisait commerce officiellement dans les tissus raffinés, le tabac et les épices exotiques à travers le monde, mais le commanditaire des deux compagnons avait assuré à Duncan qu'il opérait d'un traffic d'esclave et de la contrebande de produits très taxés par le Cartel.

Par conséquent quelqu'un de très dangereux et influent compte tenu du fait qu'il était encore vivant dans un contexte aussi mal famé que le sien.

Après avoir écumé quelques tavernes mal famées au port de Baie du Butin, ils apprirent d'un docker relativement sobre, en échange d'une belle pièce d'or, que Glinny "Pied-Mou" Troubleclé, qui s'avéra être le fameux marchand gnome, vivait sur son propre bateau, qui voguait dans une permanente croisière qui faisait régulièrement la navette entre Port Gentepression, Cabestan et Baie du Butin, et qu'il ne sortait jamais de son bateau, seul un cannot approvisionnait le bateau à chaque escale.

Le fameux bateau s'apellait "L'indolent", car il n'était jamais pressé d'executer les manoeuvres exigées par le personnel des ports pour la mise à quai du bateau.

Le fameux Indolent était prévu pour arriver le lendemain au port Gentepression, d'après le maître des quais. Aussitôt, les deux compagnons se mirent en quête de rejoindre Kalimdor pour attendre l'Indolent à Cabestan afin de préparer un plan.

Prenant place dans un navire de commerce sur une couche spartiate au milieu des manouvriers et des marins pour quelques pièces de cuivre, tout cuits sortis de la taverne à trois heures du matin, ils décuvèrent le temps du voyage.

Il arrivèrent le lendemain à une heure du matin aux abords de Cabestan, admirant la pleine lune majestueuse frappant la mer d'un millard de joyaux scintillants, et surent l'apprécier malgré une gueule de bois en chène massif.

Pour ne pas se faire remarquer, ils montèrent un discret campement sur la côte des marchands, à demi dissimulés dans la végétation, puis observèrent des jours durant les mouvements des bateaux. Ils s'aperçurent qu'un seul navire n'allait jamais à quai, et ne faisait qu'une brève escale tout les deux jours pour un ravitaillement avec un cannot. L'opération ne durait à chaque fois que quelques dixaines de minutes.

Ils concluèrent que le bateau était bien l'Indolent et que le cannot devait être préparé à l'avance pour opérer si rapidement sa manoeuvre à chaque escale. Ils se mirent donc en quête d'informations à Cabestan...

Après quelques heures de recherche et de discrètes questions posées à droite et à gauche, ils n'obtinrent rien d'interessant. Totalement par hasard, alors qu'en fin d'après-midi ils sirotaient une modeste bière sur une terasse ombragée, ils s'aperçurent d'un petit groupe cosmopolite et peu bavard, composé d'un tauren, d'une elfe de la nuit, d'un humain et d'une gobeline, tous habillés sobrement et discretement, et armés d'armes simples et fonctionelles.

Certainement des mercenaires ou des larbins, avait pensé Duncan, ce que Svelto approuva un trinquant. Le genre de personnage dont "Pied-Mou" pouvait s'entourer.

Ils les espionnèrent et s'aperçurent que de nuit, ils préparaient des caisses et les cachaient, près d'un cannot éloigné des quais.

Malheureusement, l'elfe de la nuit les surprirent en plein espionnage. Le groupe de mercenaire poursuivit les deux aventuriers et finirent par les coincer derrière l'auberge.

S'ensuivit plus qu'une échauffourée, un combat, duquel Duncan et Sveltbar se tirèrent avec quelques vilaines égratignure pour Svelto et une arcade arrachée par le clou d'un gourdin pour Duncan.

Ils fuyèrent rapidement hors de la ville après avoir récupéré une étrange amulette, constituée d'un ruban de parchemin de la taille d'un pouce dans une cloche de verre fermée, autour du cou de l'elfe qui semblait leader la troupe.

.... (A suivre) .... (1)

Citation :
Enchevêtrés dans de grosses plantes côtières, mais à l'abri d'éventuels poursuivants, ils reprirent leurs esprits et leurs souffles ... avant de rire en se regardant, pour évacuer la nervosité du combat et aussi parce que ca faisait longtemps qu'ils n'avaient pas été dans l'action...

Alors qu'ils reprenaient leur serieux, Svelto examina de plus près l'amulette à la lumière d'une torche jalonnant un chemin ... il ouvrit la petite cloche de verre et déroula le minuscule petit parchemin.

On pouvait lire en commun "Quinzième jour du huitième mois, trois heures après le coucher du soleil. Tâche de ne pas oublier la poussière d'or cette fois, ou je m'arrange pour que tu passes au gibet, Naha."

Après avoir énoncé le texte à Duncan, Svelto leva le nez alors qu'une lueur lugubre titilla son oeil. Un grande lanterne ornait la figure de proue d'une grande corvette, l'Indolent. Duncan le suivi du regard puis leva le pouce en se levant précipitemment, prêt comme d'habitude à foncer dans le tas sans réfléchir.

A noter que Svelto pour sa part, prenait en général le temps de réfléchir quelques minutes avant de finalement abandonner ses plans et de foncer tout comme Duncan. En vérité, il faisaient une belle paire d'imbéciles imprudents.

Mais cette fois-ci, Sveltbar suivit aussitôt le colosse grisonnant à l'arcade ensanglantée. Se dirigeant vers le fameux cannot éloigné des quais recouvert d'une toile cirée, ils ne cessaient de regarder vers l'Indolent en espérant être là à temps.

A temps pour quoi d'ailleurs ?! "Ptt' !" pensaient certainement Duncan et Svelto

Ils se glissèrent rapidement dans le cannot, visiblement décidés à entrer sur l'Indolent de gré ou de force, sachant pertinemment que ca ne se passera pas aussi facilement que ca.

Ils ramèrent vigoureusement, encore chauds du récent combat, au milieu des mystérieuses marchandises dissimulées sous la toile cirée. Sans doute de la contrebande, pensait Sveltbar, mais pas le temps de vérifier, la corvette approche.

Un coup d'oeil vers la corvette, un coup d'oeil vers Sveltbar, un signe "3" de la main, et ils se comprirent : Duncan, en avant du cannot, dégaina son épée discretement, prêt à bondir, alors que Sveltbar continuait de ramer, prévenu et prêt à la castagne.

Trois silhouettes humaines attendaient le cannot avec un petit treuil de corde, vaguement éclairées par l'unique lanterne de proue, certainement pour embarquer la marchandise.

A la plus grande surprise de Svelbar et Duncan, les matelots ne fire pas cas particulier d'eux, le plus petit des trois dit simplement, avec un geste de main pressé : "Allez, magnez vous l'train on doit pas s'arrêter longtemps"

Surpris, les deux compères n'en montrèrent toutefois rien, et s'executèrent en installant les lourds sacs un à un dans le treuil. "Ca vient, arrête de gueuler. Dites, on monte pas ? Ca nous arrangerais bien d'quitter c't'endroit, c'est qu'on commence à pas être pas clairs ici" risqua Duncan avec un accent de marin bien imité.

"Personne monte, mon vieux. Personne n'est clair ici, garçon, tous du gibier d'potence. L'tout c'est pas d'se faire choper."

"Y'a pas un dicton qui dit qu'y faut aider son frangin d'galère ? On f'ra pas d'vagues, on est d'la même famille nous et vous" dit Svelbar avec un air bourru et grincheux, ce qui aida beaucoup.

"Démerdez vous, j'suis pas très famille." dit le marin en ricanant avant de remonter définitivement le treuil et le dernier sac de marchandises. "Allez cassez vous avant qu'les cogneurs vous voient".

Aussitôt, la corvette se remit discretement en route vers le large, sans qu'il n'y ai pourtant le moindre vent... bizarre.
Penauds, les deux compères se regardèrent... puis regardèrent le navire qui commençait à filer...

Sveltbar, ni une ni deux, sauta sur le gouvernail de l'Indolent... enfin, c'est ce qu'il aurait espéré. Mais il tomba un demi mètre avant, dans un PLOUF d'une très discutable discretion. Duncan, sachant son ami condamné à couler avec son armure, tenta lui aussi le coup, s'agrippa au gouvernail en tendant aussitôt la main au nain in extremis. Sans doute le fût de bière à moitié vide qu'il trimballait dans ses affaires aura servit de bouée et aura ralenti sa coulée.

Entendant les bruits de pas des marins curieux de ce vacarme et après le juron vulgaire du barreur, Svelto' sorti deux fioles de potion d'invisiblité qu'ils avaient échangées trois mois plus tôt à un alchimiste itinérant, contre un drôle de champignon mauve, en faisant tomber les trois autres à la mer dans la précipitation. Ils buvèrent rapidement. Les matelots regardèrent par dessus la poupe du navire, semblant fixer les deux compères... puis s'en allèrent en haussant les épaules. Ils ne les avaient pas vus !

Sveltbar murmura "Vaut mieux attend' qu'on soit au large, z'auront un cap et p'tet ben qu'y dormirons et qu'on pourra monter peinards", ce qu'approuva Duncan de son éternel et agaçant signe de pouce levé. Accrochés au gouvernail, ils n'étaient pas les seuls à s'épuiser, le barreur luttait et transpirait pour changer de cap, trois cent bons kilos de muscle, d'os, d'équipement et d'un peu de graisse s'étant ajoutés au gouvernail.

Après quelques heures, Duncan et Svelto commencaient à serieusement souffrir de l'effort intense fourni pour tenir le gouvernail, et décidèrent de grimper... l'ascension fut très difficile, leurs muscles ankylosés et refroidis leurs faisaient souffrir le martyr... mais ils arrivèrent en poupe du navire, trempés et usés, mais discrets. L'unique lanterne en proue éclairait vaguement le pont.

On devinait un pont renfoncé entre proue et poupe, séparé des deux extremités par un escalier en charpente. Tribord et babord étaient bordés d'une rampe en bois sculpté et certainement verni, les trois mats décorés de motifs floraux pyrogravés ici et sculptés là. Sans nul doute le navire d'un riche commerçant.

On devinait également dans l'ombre des marins qui dormaient à la belle étoile, profitant du climat favorable du large des Tarides. Le barreur, un vieil homme sec et pourvu de gros favoris brousailleux, tournait le dos aux compères, il dirigeait d'un pied, soulagé de l'inexplicable poids qui pesait sur le gouvernail, affalé le cul sur un tabouret et le dos au mât de Misaine (Le mât le plus en avant sur le navire) , marmonnant une chanson populaire en sirotant une tasse de tafia.

.... (A suivre) .... (2)

Citation :
Le bruits de leurs armures légères et de leur équipement était tout juste couvert par la chanson du barreur... ("C'était une rouquine au port d'Ménéthil, pas d'fille au monde, qu'est plus agile ! Ohé ohé, l'beau matelot, ohé ohé, l'a prise sur le doooos... C'était une rouquine, 'l'avait un beau teint, j'l'ai vue au port, d'baie-du-butin ! Ohé ohé [...]")

Avançant à pas de velours, trempés et aussi discrets que possible, les compères s'avançaient sur le pont.

Sveltbar avait empoigné son marteau pour faire taire d'éventuels gêneurs, et Duncan guettait pour trouver l'entrée de l'intérieur de la corvette, aux aguets. Le nain enjambait les marins endormis, puis grimpa l'escalier vers le barreur. Duncan fit des grands gestes de bras pour l'en dissuader, se disant que le vieux Sveltbar avait pété les plombs...

Puis, Svelto assomma d'un coup du manche de son marteau le vieux matelot, puis le cacha discrètement derrière une des nombreuses caisses jonchant le pont. Il haussa ensuite les épaules, et Duncan vit à la lueur de la lanterne de proue le sourire bêtement satisfait du nain, par le réhaussement caractéristique de sa moustache.

L'humain s'approcha de Svelto pour lui chuchoter "Tu dérailles ou quoi ? Qu'est-ce qu'on va faire de toi, hein ? On est obligés de mettre l'ancre maint'nant, sinon on va s'paumer !"

"Oh ca va, j'improvise, moi..." répondit le grincheux.

Ils se mirent en quête de l'ancre, donc... et s'aperçurent apres quelques minutes qu'il n'y en avait tout bonnement pas sur ce navire. Les voila maintenant sur une corvette faisant un cap incertain sans possibilité de retour sur leur cannot... et certainement intrus à bord.

Duncan trouva une porte à la poignée plaquée or, à l'arrière de la corvette, et l'ouvrit, Svelto à sa suite, son oeil exercé assurait leurs arrières. Duncan ouvra et...

"Heu... " dit-il, penaud.
"Alors, quoi don' ?! Vas-tu entrer tête de marrache ?!" grogna Sveltbar.

A ce moment-la, Duncan tapa l'épaule de Sveltbar et lui fit signe de regarder. Le nain en aurait perdu sa pipe s'il avait eu la bêtise de fumer maintenant, mais se contenta de béer.

La porte ouvrait ... sur trois marches d'escalier du même bois que la corvette, qui plongeait directement dans l'eau de mer clapotante et obscure. Ils refermèrent la porte et la rouvrèrent à nouveau, même résultat, de l'eau de mer...

Quelle magie se dissimulait derrière ca ? Comment expliquer le phénomène ? Après concertation silencieuse, ils décidèrent de se planquer en attendant le lever du jour, en espérant comprendre le secret de cettte maudite corvette, et surtout que personne ne les repèrent.

...

"Je le savais, que t'allais t'endormir. Je l'savais" dit Duncan entre ses dents à son compère ligoté...

.... A suivre .... (3)


Dernière édition par Mary-Kay MacDunnan le 16.08.12 23:56, édité 2 fois
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Mary-Kay MacDunnan




MessageSujet: Re: Les escapades du vieux Svelto   16.08.12 3:40

UP (Les Edit comptent comme "un nouveau message" ou je suis obligé de faire "UP" pour que vous le voyiez ?)
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