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 Naufragé de la Mer Interdite

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Orrin Aiglebronze




MessageSujet: Naufragé de la Mer Interdite   29.12.12 12:35

Chapitre I : Quand l'Aigle rouilla

La journée avait pourtant débuté calmement. J'espérait même pouvoir me balader dans les Hautes Terres cet après midi, avec ma petite amie, Aliane. Mais, comme dit le dicton, ce fut le calme avant la tempête. Le Fléau n'avait pas abandonné face aux campagnes de la Main d'Argent, il n'allait donc pas abandonner face à mon père.
Et ce fût en un éclair qu'arrivèrent les troupes de morts vivants. Jamais je n'imaginais que ceci serait possible : Comment ont-ils retrouvé notre domaine pourtant si reculé des Hautes-Terres Arathies ? C'était donc ce que père craignait : Tout Lordaeron leur appartiendrait à l'avenir.

Je voyais dans les yeux de mon père une sorte de désespoir serein lorsqu'il me regardait une dernière fois. Nous étions encore protégés dans le donjon d'Argodan. Seulement d'un geste brusque, il demanda a deux de ses gardes et a mon maître d'arme, Magnault de nous emmener mon frère et moi. Tharlon, un peu plus vieux que moi se débattait, il voulait se battre, mais mon père ne supporterait pas, malgré son esprit fort, de voir son fils mourir si jeune.

Nous entendîmes un grondement en provenance de l'ouest suivi de cris lugubres et agonisant. La Grande Porte de Traenis avait cédé. Je l'avait compris lorsque les soldats nous emportèrent plus violemment qu'avant vers le port. Magnault restait serein. "Il vaudrait mieux pour vous que vous fonciez, le port n'est pas tout proche" disait-il calmement. Mon père ne voulait plus entendre parler de Strom, et Strom lui rendait bien : aucune aide ne lui aurait été fournie face au Fléau. Il n'accepta pas son sort facilement, je l'ai vu, avant de quitter le donjon, avec son armure endossé et son épée Garmn à la main.

Tout cet héroïsme, c'est ce qui a poussé mon frère a vouloir le suivre jusqu'au bout. Téméraire et peu consciencieux, il était le pendent qui avait perdu mon père. Moi, j'étais le pendent qui aurait pu le raisonner, faire en sorte qu'on obtienne de l'aide, mais, Créosis Aiglebronze ne revient jamais sur ses décisions.

Nous étions au port et le bateau nous attendait déjà : La Flèche des Écumes, fière navire, encore fiable malgré son âge certain. C'était un magnifique bateau, fierté de mon père et de la baronnie Aiglebronze.
Monter dedans, c'était un rêve d'enfant, seulement, vu les circonstances, j'avais oublié mon rêve et ne suis monté que par soucis de survie.

Magnault regardait vers le donjon, surveillant l'arrivée de nos envahisseurs. Le Fléau avait passé la garde et arrivaient maintenant dans le donjon. La population presque entière était montée dans le bateau, pour ceux qui était resté sur terre, il était déjà trop tard : Le Capitaine n'a attendu que notre arrivée pour prendre la mer.

Tharlon ne s'était pas calmé une fois dans le bateau, il était furieux envers ce bon Magnault. Il agitait son épée et voulait en découdre avec le maître d'arme. Ce dernier, d'un air triste interrompit son arrogance en nous apprenant que notre père n'y survivrait pas. Inconcevable, pour moi comme pour mon frère : Notre père avait abattu le Fléau avec ses confrères de la Main d'Argent. Nous étions sans doute trop aveuglés par les prouesses de notre père que nous ne voyions pas la dangerosité de cet assaut. La Flèche des Écumes Nous porta loin de notre domaine natal, seulement, au coeur de la nuit, mon frère et moi regardions vers notre provenance : Les flammes étaient déjà en train de dévorer ce que nous appelions il n'y a pas si longtemps notre foyer.

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Je m'étais toujours demandé pourquoi cette mer sur laquelle nous naviguions s’appelait la Mer Interdite. Il est vrai que peu de navires l'empruntent, du moins, jamais pour de longues traversée.

Tharlon s'était calmé, il avait complètement arrêté de parler, sans doute plus choqué que moi de savoir que notre père pouvait mourir. J'ai toujours su gardé une certaine sérénité lors de ma jeunesse, mais je pense que j'étais sans doute un peu trop naïf pour connaitre tous les maux de notre monde.

Mon cousin était également sur le bateau. Il venait assez souvent me parler, désolé de savoir ce qui était arrivé a mon père. Ce dernier lui étant reconnaissant de l'avoir sauvé des griffes de son propre père. Je pense que j'avais plus d'affinité avec ce bon vieux "Vascow" qu'avec mon frère. Cela était certainement dut à notre entrainement de paladin. Tharlon avait décroché très vite, trop pressé, c'est pour ceci que notre père avait décidé de ne lui apprendre que l'art de la guerre. J'étais loin de m'imaginer que je le perdrais de vue sous peu et pour si longtemps. Insouciants, nous parlions tranquillement, en se charriant et en regardant la mer et l'horizon.

Je m'étais vite fait l'idée que je ne reverrais jamais mon père, mais, la douleur était présente en moi : Toute cette vie où il n'a montré que peu de sentiments et d'émotions, où il restait muet a certaines de nos questions. Je regrettais surtout de ne pas l'avoir connu assez longtemps. Moi qui croyait en la justice, je ne trouvais pas cette situation juste. Aucun homme ne devrait perdre ses parents si tôt. A présent, j’espérais seulement qu'il rejoigne ma mère, qui, elle aussi, est morte trop jeune.

Voilà quelques temps que nous voguions sans escales sur la Mer Interdite. Il faut dire que le bateau contenait suffisamment de vivres. Magnault m'informait que nous devions rejoindre Hurlevent mais qu'il valait mieux longer la côte jusqu'au prochain port plutôt que de passer par le nord. Hurlevent, le royaume de Wrynn. Je ne connaissait pas vraiment leur histoire, en revanche, je savais que nous serions bien accueillis. J'ai toujours rêvé de voir la magnifique cité d'Elwynn, j'étais assez enthousiaste malgré que l'humeur ne fut guère à la fête.

Nous approchions des Carmines. Mon père m'en avait souvent parlé, nous avions de la famille parait-il, et, dans sa jeunesse, il avait visité ces montagnes rouges. Comme il me les avait décrites, je les vit : rouges, courtes et massives. Notre navire s'approcha, seulement, le temps avait envie de nous jouer un tour. je ne risque pas de l'oublier. La tempête débuta dans un craquement secouant la mer et le ciel. Les éclairs fusaient. A croire que le navire était maudit, nous ne pouvions manœuvrer pour maintenir le cap. Magnault gardait son calme, il dispensa ses ordres a l'équipage, un véritable chef de guerre. C'est a ce moment là que je compris pourquoi mon père l'utilisait comme maître d'arme. Il aurait pu mené un gnome a affronter un dragon a main nue.

Les cieux s'acharnaient sur nous, le capitaine manœuvra comme il le put, faisant tanguer l’immense bâtiment sur lequel nous voguions. Nous foncions droit sur les côtes, cela paraissait bien au début, puis, une immense vague avait décider, comme une vengeance de la tempête, de nous abattre sur les flancs de montagnes des Carmines. Pour être positif, nous étions arrivés a terre finalement.
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