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 [A faire vivre] Tranches de vies

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Allen Gray




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   01.11.14 1:34

Quelle situation déplaisante. Laisser ses camarades se battre. C'était le pire affront qu'il pouvait se faire à lui même. Il se jugeait faible. Être alité n'était pas dans ses habitudes. Qu'importe les faiblesses, le Stromgardien s'était toujours révélé être apte à dépasser ses blessures pour se relever, et frapper, encore et encore, jusqu'à ce que son ennemi cède aussi. Mais que faire lorsque l'ennemi se révèle être son propre corps ? Ses muscles avaient failli à leur tâche de soutient. Son cœur avait failli à sa tâche en lui faisant perdre conscience. Une fois de plus, en l'espace de deux missions, le soldat qui s'estimait vétéran avait terminé le combat sur un lit d'hôpital. Peut être était-ce pour lui le signe attendu ? Devait il arrêter de se battre pour transmettre son expérience et ses talents aux générations suivantes ?

Adossé au comptoir de cette taverne qu'il a l'habitude d'occuper jusqu'à la fermeture, il grogna et secoua la tête pour en chasser les sombres pensées. Il n'était pas responsable de ces échecs. Il n'est pas maître de ses flancs, il n'est pas maître de la dispersion des balles. Même le meilleur des guerriers peut tomber d'une balle perdue, d'un coup dévié. Le hasard, ou cette entité capricieuse que l'on nomme Destiné, était en réalité les fautives. Il ricana, estimant s'être brièvement laissé allé à une réflexion de femme.
L'introspection n'étant pas réellement son fort, se soldat préféra se conforter dans une optique de négation, et enterra ses doutes sous mille lampées d'alcool bas-de-gamme. L'esprit embrumé est toujours entravé, et le soldat, ivre, avait surtout tendance à provoquer ses voisins de comptoir dans de vigoureux coups de coudes. Et, lorsqu'il ne frappait pas, il se bornait à une activité encore moins constructive : il s'amusait à refaire le monde. Écouté par ses camarades comme s'il était le gourou d'une secte, il dissertait sur les maux du monde, pourquoi et quel était le sens de la vie. Tant de question sur lesquelles il n'aurait même pas songé à s'interroger en temps normal.

Plusieurs heures plus tard, il était de retour chez lui. À embrasser le sommet du front de sa fille endormie. Ses doutes et ses craintes oubliées sous la couche d'une personnalité trop bornée pour admettre quoi que ce soit.
La Gargouille de Stromgarde n'allait pas se laisser abattre par ces ennemis vicieux que sont le temps et le hasard.
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Aslore Meulin




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   01.11.14 12:08

Ce n'était pas les premières côtes cassées ni les premières ecchymoses, mais pas de cette façon là.
Il n'avait rien pu faire lors de la dernière mission, rapidement attrapé par le col et ramené dans la ligne de la Horde de Fer.

Roué de coups, piétiné, inutile et impuissant pour aider son Sergent, ses camarades, Myrnel et lui-même.
Humilié, son orgueil blessé lui faisait bien plus mal que ses côtes, lui, ce vétéran de l'armée régulière qui avait participé à bien des batailles, qui avait connu la première guerre de ses yeux d'adolescent, qui avait participé à la seconde, se faire maltraiter ainsi comme une foutue bleusaille qu'il était dans ce régiment.

C'est la rage au ventre démultiplié par cet affront honteux, qu'il est sorti de l'infirmerie, bien décidé à tuer le plus d'Orc que quiconque ne l'avait jamais fait, ou bien, à mourir glorieusement pour l'Alliance, son Roi , Hurlevent, ses officiers, ses camarades...
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Laelvalia Clarence




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   02.11.14 14:41

Ainsi c'était fait...

Elle en avait réellement assez de tourner en rond à regarder ces peaux brunes se déverser sur sa terre et qui sait, peut être revivre ce funeste moment de la destruction de Hurlevent qui avait à jamais marqué la gamine qu'elle était.

Laelvalia était une femme pragmatique et brutale, une alchimie étrange avec une indéflectible loyauté.Ce qu'elle craignait le plus à dire vrai et qui avait prit racine dans son esprit en voyant son armure de service aux ornements dorés n'était pas les orcs.On pouvait lui faire bien des reproches mais son manque de courage n'en faisait pas partie.

C'était le régiment.Pas les hommes, elle avait eu plutôt une bonne impression des gaillards, mais le régiment...
La carne s'était habituée à travailler avec une petite équipe de ses semblables en parallèle  du gros de la troupe avec une discipline existante mais minimale et craignait par dessus tout d'être laissée dans la ligne derrière les boucliers, à demi inutile à son sens.

Elle n'avait pas tout dit au vieux Brûleflanc sur ses états de service alternant indiscipline, dégradations et actes héroiques salués par une ribambelle de décorationsà rendre jaloux le parvenu moyen suivies du trou à peine posées.
On disait le Connétable habile tacticien.Elle espèrait qu'il emploie ses talents à la bonne place en rentrant au cantonnement, à trois heures du matin, ce qui ne l'empêcha pas d'être parmi les premières pour le salut au drapeau du matin.

_________________
Un coup d'épée dans le dos vaut mieux qu'un coup d'épée dans l'eau.
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Samuel Drent




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   04.11.14 23:50

Les soldats du 72ème rentrèrent tard dans la nuit, juste avant l'aube, visiblement fatigués et, pour certains, choqués. Ni vainqueurs, ni vaincus.

Le vieux vétéran congédia ses hommes, leur accordant un quartier libre bien mérité, avant de passer près d'une heure à déambuler dans les couloirs du Donjon, la tête ailleurs, pleine de questions. Il ne parvenait pas à trouver de réponses, et n'y parviendrait sûrement pas avant la prochaine sortie des Aigles. Et cela le rendait fou ! Les soldats avaient été marqués par ce qu'ils avaient vu, subi, et le Chevalier-Lieutenant craignait que certains rechignent à y retourner.

Après avoir parcouru le Donjon en long, en large, et en travers, se contentant d'un hochement de tête pour répondre à ceux qui le saluaient, Samuel resta de longues heures dans son bureau dont la porte resta grande ouverte. Une plume dans les mains, rédigeant une rapport visiblement rien fourni.
Pourtant aucun rapport ne fut rangé là où il aurait dû l'être. Une simple note vain se rajouter aux autres sur le tableau d'affichage.
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Janey Smith




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   05.11.14 11:01

Le retour sur Hurlevent avait été éprouvant pour le Régiment, fatigué et endeuillé.

Janey ne souhaitait pas aller dormir ni se reposer durant cette courte nuit, elle n'y arriverait pas, elle le savait. Mille pensées s'entrechoquaient dans son esprit, la vision de l'homme tombant fatalement à terre et l'image de ce corps racorni la hantaient. Elle pleurait sans cesse depuis ce moment tragique, les sanglots lui serraient la gorge et ses yeux étaient gonflés.

L'adolescente savait qu'elle passait pour une chouineuse mais c'était plus fort qu'elle. Elle se sentait tellement impuissante face à la mort, tellement peinée par la disparition de l'un des siens. La disparition de son frère d'arme ravivait la douleur de la mort de son frère de sang, cette impression d'abandon et de solitude resurgissait.

Telsius avait été le réconfort pour ses larmes et semblait également très affecté par cette mort brutale. Ensemble, ils se soutenaient. Ils décidèrent d'effectuer une veillée de prières dans la Cathédrale afin de rendre hommage et de trouver un appui dans les dévotions.

Citation :


Nous te prions avec confiance, Lumière. Que toute faute commise en parole, en acte ou en pensée lui soit pardonnée, ensemble, prions. Souviens-toi, Lumière, de ton amour.

Pour notre frère qui vient de nous quitter, afin qu'il trouve le bonheur et la paix que tu lui réserves ; pour sa famille, afin qu'elle demeure unie dans cette épreuve. Ensemble, prions. Souviens-toi, Lumière, de ton amour.
 
Pour nous tous ici rassemblés, et pour tous ceux qui aujourd'hui sont dans le deuil, afin que notre foi soit plus forte que notre peine et que nos regrets ne soient pas sans espérance, ensemble, prions.Souviens-toi, Lumière, de ton amour.
 
Pour ceux qui souffrent, afin qu'ils ne se croient jamais abandonnés de Toi, ensemble, prions. Souviens-toi, Lumière, de ton amour.
 
Pour tous les hommes, afin que leur vie sur Azeroth devienne plus fraternelle et plus juste, ensemble, prions. Souviens-toi, Lumière de ton amour.

Lumière, Toi qui aimes tous les hommes et ne veux pas qu'un seul d'entre eux se perde, exauce la prière de ton peuple.

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Aslore Meulin




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   06.11.14 6:31

Une douce brise matinale vient de l'océan, les rayons du soleil peinent à investir le petit jardin. Il est 07h passé de quelques minutes en ce 5eme jour du 11eme mois de l'an 34.
De mon banc en pierre, j'entend la rumeur de la ville, les braves citoyens de Hurlevent entament leur routine quotidienne. Les marchands préparent leurs échoppes, les gens s'agitent dans les rues et les enfants flânent sur le chemin de l'école. Une journée comme les autres.
Au donjon, quelques serviteurs préparent le petit-déjeuner en cuisine, mais le calme régnait, un calme inhabituel, un calme mortel..

J'était de garde sur les remparts la nuit précédente, mes côtes cassées vont mieux et ne me font plus mal. Le médecin de l'infirmerie Royale m'a convaincu de ses compétences et de l'effet bénéfique de ses potions, beaucoup moins sur leurs goût. "Apte au service le 6 de ce mois" était-il noté devant mon nom sur son registre.
C'était donc sans moi, à ma plus grande déception, que mes camarades étaient partis en mission du côté de Surwich.
C'est avec un pincement au cœur et sans nouvelles de leur retour que je vais donc me coucher.

Il est près de 14h, je suis debout dans la cours inférieure, dominée par la statue du Roi. L'après-midi est à l'image du matin, un soleil froid, et une brise si douce qu'elle ne fait frémir ni arbres ni pavillons. Je porte mes mains au dessus de mes yeux, deux mouettes se chamaillent au dessus de moi. Un cri retentit, l'un des deux bat des ailes, et bien que je ne soit pas superstitieux, mon sang se glace, ce sont non pas des mouettes, mais des corbeaux.

Je décide de rentrer à l'intérieur du château, l'ambiance n'est guère plus joyeuse. Personne de visible dans les couloirs, seul des échos de pas ricochent sur les murs de marbre, sans pouvoir en déterminer la provenance. Les portes des pièces sont fermées pour la plupart, seule celle du Chevalier-Lieutenant Drent est ouverte. Penché sur son bureau une plume à la main, il rédige sans doute le compte-rendu de la mission de cette nuit. Je ne le dérange pas et file à la bibliothèque, elle aussi dénuée de vie, ou je passe l'après-midi à lire divers manuscrits.

Après un rapide repas vers 18h30, je m'équipe à la salle des armes afin d'entamer ma seconde nuit de garde. Il me reste 5 minutes à glander avant la prise de service, lorsque j’aperçois une nouvelle note sur le tableau d'affichage :



"En cette triste et difficile soirée, le Fantassin Aaron Larcher est tombé au combat. Les Aigles du Roi sont en deuil."



Je baisse les yeux, je ne le connaissais que peu, plutôt froid et distant, tout aussi bavard qu'une pierre, il était néanmoins un compagnon d'arme et un soldat aguerri, un de plus tombé sous les coups adverses.
Attristé, je comprend pourquoi cette journée semblait glauque.

Je prend la direction du chemin de ronde, ce soir c'est la pleine lune, le ciel est dégagé et les étoiles luisent. Il fait froid et je frissonne. Je m'assied dans le poste de garde éclairé d'une bougie, sort mon carnet et commence à griffonner dessus.

Au dessus d'Aslore, un oiseau était niché au creux d'une poutre, s'il avait su lire, voici ce qu'il aurait pu voir : "Une douce brise matinale vient de l'océean..."
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Kriss




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   08.11.14 17:56

Les écuyers auront pu constater qu'en fin d'après-midi, un gyrocoptère endommagé reposait à côté des étables. Impacts de balles et traces de poudre criblent son fuselage cabossé par endroits.

Peinturluré aux couleurs de la Horde, plusieurs parties semblent manquer par endroits: des morceaux de carlingue manquent, et des fils dénudés ou arrachés en dépassent. Nul doute que l'engin a été malmené.

Peu après, on aura pu voir Kriss dans les couloirs du château, dans une tenue abîmée. Elle s'est vraisemblablement posée à Hurlevent avec la machine.
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Yoreel Sharking




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   09.11.14 20:36

Un homme se dirige dans la bibliothèque Royale s'assied et sort un journal de sa besace:

Citation :
" Le 9 du 11eme mois de l'an 34-

Je déambule dans les couloirs du Donjon, de mauvaise humeur, je souffre de tourner en rond, et est pressé de retourner sur le terrain avec mon nouveau régiment, de montrer de quoi je suis capable, et espère être à la hauteur de la réputation des "Aigles du Roi".
Hier, le 72eme était chargé de l'escorte d'un convoi et n'ai pas été affecté à l'escouade. Au lieu de ça, je suis de garde sur les remparts, de nuit, comme une vulgaire recrue. Le Connétable souhaite sans doute me voir à l'entrainement d'abord.

Le Connétable Brûle-flanc, mis à part l'entretient lors de mon affectation, je n'ai pas eu le loisir d'avoir une discution avec lui.  Il semble être un homme très occupé diplomatiquement. Encore aujourd'hui il recevait un Commandant d'une compagnie dont je ne me souviens plus le nom. J'ai hâte qu'il puisse voir en moi un Fantassin soucieux de son régiment et de ses compagnons d'arme. Et non un transfert pistonné.
Le Fantassin Smith, bien que jeune, semble avoir la tête sur les épaule. Elle a l'air d'avoir un sacré vécu malgré son jeune âge. J'espère que sa dévotion n'a d'égal que le courage de mes compagnons d'arme, mais pour l'instant je n'ai croisé qu'un Sergent, une naine, peu bavarde mais semble avoir du coeur."

L'homme referme son journal, se lève, soupir et va prendre son tour de garde.
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Tanja




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   12.11.14 13:32

La journée de la veille avait été longue, épuisante. Un entrainement aux aurores suivi des tâches quotidiennes, puis après un repas simple, un nouvel entrainement afin de tester les capacités d'un nouveau fantassin qui avait fini par l'assommer, un mal de tête rapidement vaincu par une bière à la taverne, un coup de sang quand le contenu de sa choppe avait fini dans la figure d'un sergent, frôlant la sanction disciplinaire....Puis la soirée, la chaleur suffocante du marais, la boue qui attachait les lourdes bottes au sol, la marche interminable dans cette nature hostile, de pauvres êtres qu'il avait fallu bousculer, leur arracher leur pauvre vie qui ne leur appartenait déjà plus, et enfin, un semblant de combat sur un monstre qui s'offrait de lui-même à la mort...et finir par tout oublier grâce à la brûlure cinglante de quelques verres d'alcool avalés trop vite...C'est comme une jeune enfant que Tanja s'écroula dans son lit, en chemise, dormant jusqu'à ce que le soleil soit haut dans le ciel.
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Ariane Cindral




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   01.12.14 23:02

Elle avait perdu le bébé. La jeune sergent fixait le plafond d'un regard vide. Une profonde douleur émanait d’elle. Pas une douleur physique, bien que la plaie résultant de l'opération la fasse souffrir. Non le pire c'était la douleur morale.  La douleur d'une mère venant de perdre son enfant. Aucun mot ne pouvait apaiser sa souffrance. Ni sa culpabilité. Elle n'avait pas su protéger son enfant. Tout comme elle avait échoué pour son frère, sa sœur et Vincent.

La jeune femme ne se souvenait de rien. Son dernier souvenir ? L’arrivée, laborieuse, à Castel-Wrynn. Même les événements précédents n'étaient pas très clairs. Tout s'était passé dans un brouillard épais et douloureux. Peu de temps après leur arrivée en Draenor, la jeune femme avait attrapé un virus local, provoquant de violentes nausées qui l'avait affaiblie. Était ce cette maladie qui avait provoqué la fausse couche ? La perte de son petit bébé qui commençait à bouger dans son ventre ? Ce souvenir déchira le cœur d'Ariane et brisa les digues qui retenaient ses larmes. Elle se roula en boule et laissa libre cours à ses sanglots, se moquant de savoir si quelqu'un pouvait la voir ou l'entendre. Plus rien n'existait à part son bébé mort trop tôt.


Impossible de savoir combien de temps la jeune sergent pleura. Sûrement un long moment. Avant de sombrer dans un sommeil agité, sans prendre la potion du médecin.
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Kreny Astrocleef




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   05.12.14 0:57

Le vieux gnome n'avait pas attendu, dès son arrivée pour s'installer dans les faubourgs de la colonie de Castel-Wrynn. Il avait sorti de son petit coffre sur roulettes de quoi se monter une tente bien démarquée des autres.

Il passait à présent ses journées dans cette tente, bien grande pour sa taille, stylisée aux couleurs du Kirin Toret posée derrière un panneau « Ne pas déranger, je maîtrise à la perfection la métamorphose. ». Il ne sortait qu'occasionnellement, pour aller chercher un peu de compagnie auprès des colons de l'auberge ou dans les rues du fort puis s'en alla retourner à ses travaux si mystérieux qui faisaient parfois paraître des petits éclairs bleutés ou des vapeurs pourpres qui quittaient sa tente.
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Lohengrin Osthfirer




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   21.09.16 1:09

Lohengrin quitta la taverne de Comté-du-Lac en remettant son chapeau noir sur la tête. Si d'autres étaient sortis entre-temps, ils auraient pu l'apercevoir se diriger vers le bordel le plus proche. Aux aurores, il aura était possible de l'apercevoir s'entraîner à faire toutes sortes d'exercices, entretenant sa forme physique.

_________________
« Je vais vous la faire courte, les miliciens : un bon soldat est un soldat qui accepte la mort. Si vous voulez pas combattre, c'est moi qui vous trancherait la gorge. »

- Lohengrin, vers la fin de la Troisième Guerre.
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Claressa Brûle-flanc
Édile de Comté-du-Lac
Édile de Comté-du-Lac



MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   26.09.16 6:48

L'Édile ne ferma point l'œil de toute la nuit.

Tout d'abord, elle prit la tête des renforts venus de Hurlevent à la rescousse de Comté-du-Lac. Elle combattit rudement les derniers démons restés dans la ville, puis lorsque le calme fut revenu, on la vit à pied d'œuvre pour secourir les blessés, déblayer les rues, réparer les pontons, – il ne se trouva pas un citoyen qu'elle ne rassura de ses mots d'optimisme, pas une chaumière qu'elle ne promit rebâtir, pas même un champ qu'elle ne jura de faire replanter.

Les dégâts étaient considérables, les plaintes nombreuses : il fallait faire face. Tout cela allait lui coûter une fortune, autant en or, qu'en sueur, qu'en vies humaines. Mais baste ! À travers les champs de bataille du monde entier, les Aigles avaient surmonté d'autres épreuves : ils surmonteraient celle-ci.
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Ulrich Haraldsson




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   26.09.16 10:15

Rude fut la bataille. Ulrich avait puisé au plus profond de ses ressources cette nuit là, et continua pendant quelques minutes à venir en aide aux plus nécessiteux. C'est quand il commençait à tourner de l'oeil, croulant sous l'épuisement, qu'il décida qu'il était temps de passer le relais aux renforts Hurleventois. Il se dirigea vers la caserne, lessivé, prenant tout juste la peine de détacher les sangles de ses épaulières puis sombra dans un sommeil profond jusqu'au lendemain matin.

C'est en se levant la bouche pâteuse et les cernes soulignant ses yeux fatigués qu'il découvrit avec horreur qu'il avait perdu sa masse pendant la bataille. Cette masse qui était une extension de son bras, porteuse de la Lumière vindicative, qui avait brisé tant d'os et soigné encore plus de bonnes gens, cette masse bénie des rois qui avait vu tant de paysages et de champs de bataille ; disparue. Il savait combien la Légion aimait souiller, corrompre les armes sacrées. Plus jamais il ne retrouverait sa masse bien-aimée. Le jour même il alla à Hurlevent à dos de griffon et décida de s'acheter une nouvelle masse, le coeur encore plus lourd que l'épuisement qui pesait sur ses épaules.

Il voulait une masse qui lui plaise, quel qu'en soit le prix. Les forgerons de la Main d'Argent étaient ceux qu'il fallait aller voir. Sur place, on lui annonça que les forgerons avaient quitté Hurlevent pour aller rejoindre le front, retranchés dans un endroit tenu secret. Ils avaient laissé derrière eux un faible arsenal, tout juste de quoi tenir les quelques paladins restés en arrière armés. Il mit le prix pour une masse à une main, de qualité évidemment -puisqu'il s'agissait tout de même de l'oeuvre de la Main d'Argent-, et retourna à Comté-du-Lac avec une arme qui ne comblera jamais le vide laissé par la précédente.
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Sybile Caswell




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   26.09.16 13:18

Éprouvée par la bataille de Comté-du-Lac, la chevalier s’éclipsa rapidement après le discours du Lieutenant pour se diriger vers l'auberge. D'un pas chancelant elle monta vers les chambres de la bâtisse pour s'écrouler de fatigue dans son lit, retirant à la va vite les morceaux de son armure avant de se laisser envahir par le sommeil.

Sybile eut vraiment du mal à émerger le lendemain, le corps souffrant de ses différentes blessures en particulier son épaule droite et son choc à la tête lorsqu'elle glissa de la falaise qui s'écroula sous ses pieds. Elle ne pointa le bout de son nez qu'en milieux d’après-midi, la démarche encore hésitante mais debout et en état de tenir son épée qu'elle usa sur un poteau d'entrainement, frappa celui-ci avec hargne.
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Lohengrin Osthfirer




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   29.09.16 23:58

Alors que les promotions furent données dans la soirée du 29/09/36, Lohengrin ne partit pas au bordel, comme il était coutume de le voir faire depuis son arrivée à Comté-du-Lac. Il resta volontairement au quartier-général du manoir, rédigeant une pile de papiers qu'il donnera en partie au forgeron du village le lendemain, et garda l'autre pour lui, dans sa musette. Aux aurores, il poursuivit son entraînement, cette fois-ci avec sa monture. Il déclara aux hommes de la compagnie qu'il l'avait nommé "Tranches-lards" et déconseilla aux hommes de s'en approcher.
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Sybile Caswell




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   30.09.16 10:29

La chevalier s'installa sur l'une des tables en fin de soirée afin d'y rédiger une missive qu'elle donna à un coursier lorsque celle-ci fut terminée, lui demandant de galoper toute la nuit et le plus vite possible jusqu’à sa destination. Le lendemain, en début d’après-midi le coursier revint à Comté-du-Lac et transmit sa missive à la chevalier. Sybile en prit connaissance sans attendre et c'est satisfaite de la réponse qu'elle déposa ladite missive dans la salle du conseil du manoir Brûle-flanc afin que l'Edile en prenne connaissance.

Citation :
De Eric Caswell,
Beaulac,
Vallée d'Ocrechamp, Royaume de Hurlevent,


A Sybile Caswell,
Comté-du-Lac, Royaume de Hurlevent
Le trentième jour du neuvième mois de l'an trente-six,

Ma chère Fille,

J'ai été ravi d'avoir de tes nouvelles avec ta missive que j'ai bien eu. Je suis allé directement inspecter les réserves de bois dont nous disposons pour voir si nous pouvions répondre à ta demande. Nos réserves sont satisfaisantes mais avec l'hiver qui arrive je ne pourrais t'en céder qu'une partie. De plus je ne pourrais envoyer que du bois de chêne, j’espère que ça posera pas de problème.

Ainsi, je peux céder à ton corps militaire 157kg de bois de chêne pour 1 pièce d'or et 57 pièces d'argent. Normalement le coût serait plus élevé comme tu le sais, mais puisqu'il est question d'aider un digne corps d'armée de Hurlevent dont tu fais partie nos gens ne verront aucun problème, le souvenir de tes actions résonant encore dans leurs cœurs.

Honneur au Roi.

Ton père.

Eric Caswell

Joint avec la missive, une carte expliquant le chemin à prendre pour se diriger vers ladite vallée.
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Kriss




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   03.10.16 1:55

Avant que l'aube ne pointe sur les Carmines, comme prévu, Zellnore montait sur son fidèle et patibulaire hippogriffe, et prenait son envol vers Hurlevent.

Malgré ses soins prodigués par elle-même, ses blessures, toutes infligées par des Aigles, étaient loin d'être refermées et la tourmentaient à chaque mouvement de son animal dans la fraîcheur matinale.
Elle n'avait plus travaillé avec des humains depuis plus de dix ans, ni combattu autre chose que des démons. Cela dit, sa mission était remplie, les citoyens de la région saufs pour le moment, et elle avait pu récupérer un artefact qui aurait son utilité dans la guerre à venir.

Elle se consolait en sachant qu'elle pourrait au moins se remettre sur pieds correctement une fois arrivée au Marteau Gangrené, base d'opération des Illidaris, et reprendre le combat.


Spoiler:
 
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Trasah Arrington




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   03.10.16 3:04

Le forgeron fit les gros yeux en voyant le jeune paladin arriver en tenant son armure bleue et dorée complètement ravagée.

Trasah erra un moment dans le village, songeur, perturbé à l'idée d'être mort au cours de sa première expédition, heureux du coup du sort qui lui avait permis d'en revenir, désolé de voir ses camarades soit en colère, soit dévastés par cette aventure, et presque déçu en pensant qu'il avait eu raison à propos du mage déserteur.

Privé d'armure, il s'envola vers Hurlevent. Il se rendit dans le domaine familial, où ses parents le bombardèrent de questions. Après quelques heures à parlementer, il prit dans l'armurerie de la famille une armure bleue et grise, ancienne, légèrement usée, et plus grossière et lourde que sa belle armure bleue.
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Lohengrin Osthfirer




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   04.10.16 17:40

Quand la triste histoire du marchand remonta aux oreilles de Lohengrin, celui-ci secoua la tête avant de soupirer.

« Nous n'avons pas de temps à perdre avec ces banalités. Nous ne devons pas être la garde urbaine, mais préparer notre départ pour les îles brisées et sauver ce monde. Sauf si on m'en donne l'ordre, je participerai pas à cette quête. Ce qui compte, c'est les démons. Point barre. »

Après cette déclaration a certains de ses camarades, Lohengrin partit à la forge du Comté, où il tenta de négocier avec le forgeron pour qu'il lui répare son armure, en vain. Des insultes fusèrent et l'on vit le pauvre Osthfirer sans ses épaulières, ni ses gantelets. Et, à la place de ses bottes métalliques, il se déplaçait maintenant avec de pauvres chaussures en toiles.
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Claressa Brûle-flanc
Édile de Comté-du-Lac
Édile de Comté-du-Lac



MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   04.10.16 18:33

L'Édile, qui avait des oreilles partout à Comté-du-Lac, entendit parler de la réaction de Lohengrin et s'en alla le trouver sur-le-champ. Cette satanée tête-de-pioche commençait à lui courir sur les nerfs, mais au fond, sans doute le trouvait-elle sympathique. Assez sympathique du moins pour ne pas le réprimander et lui dire simplement ceci :

— Écoutez, mon vieux. Vous vous plaignez sans arrêt du manque d'expérience de nos soldats. Eh bien ! Ne croyez-vous pas que ces quelques tire-laines leur permettront de se faire la main ? Mmh ? Allez, va...

Elle lui tapota la joue, à demi amicale et à demi méprisante, puis lui signa un bon d'intendance afin qu'il puisse faire remplacer son armure.

Sur ces entrefaites, Claressa retourna à ses affaires sans attendre de réponse du vieux Osthfirer... Naturellement, ordre lui serait donné de participer à l'expédition.
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Garhed Corne-d'Auroch




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   04.10.16 19:16

Le lieutenant Larcher n'avait pas été très présent ces temps-ci, perdu dans des montagnes de rapports sur l'avancée des opérations aux îles brisées, il semblait vouloir être absolument prêt pour le départ inéluctable, lointain ou pas, des Aigles sur ce champs de bataille. Les plus nocturnes des soldats auront néanmoins pu l'apercevoir dans ses traditionnels exercices, ainsi que d'autres dans de longues séances de pèche sur le ponton de comté-du-lac.

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Sybile Caswell




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   05.10.16 9:49

La chevalier aura pu être observé par ses petits camarades en pleine séance d'équitation au matin. Chevauchant son imposant étalon stromgardien noir, Sybile portait une tenue d'équitation plutôt cintrée et portée prés du corps. Ses longs cheveux noirs ébène au vent, elle dirigeait sans aucun problème son destrier, celui-ci manœuvrant aux moindres de ses intonations. Un joli spectacle pour les yeux.
Il n'était plus à douter que la chevalier plutôt rigide était une excellente cavalière, venant sans doute d'un corps de cavalerie lors de ses années précédentes.
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Lohengrin Osthfirer




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   05.10.16 13:16

Lohengrin, quant à lui, cessa de venir au quartier-général, s'éloignant très clairement des officiers. Il poursuivit son entraînement et passa la plupart de son temps à la taverne.

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« Je vais vous la faire courte, les miliciens : un bon soldat est un soldat qui accepte la mort. Si vous voulez pas combattre, c'est moi qui vous trancherait la gorge. »

- Lohengrin, vers la fin de la Troisième Guerre.
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Ulrich Haraldsson




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   05.10.16 15:05

Ulrich semble être un homme controversé. Aussi efficace soit-il sur un champ de bataille, une fois la chope à la main c'est une autre personne qui s'éveille. Le genre à noyer des souvenirs dans l'alcool.
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[A faire vivre] Tranches de vies

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