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 [A faire vivre] Tranches de vies

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Hadra




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   06.10.16 0:25

Spoiler:
 

/Elle avait été d'humeur ronchonne toute la journée et pourtant, elle s'était forcée le soir-même à présenter figure moins maussade pour inviter Trasah, Sybile et Lynari à la taverne et se changer les idées pendant que l'elfe et Lohengrin récuraient tout deux les latrines. Après un concert improvisé avec Lynari à la guitare accompagnée par un chant timide d'Aenethia et une petite gigue maladroite avec Trasah, la naine s'en alla rejoindre sa chambre pour s'y reposer. Elle s'était déshabillée pour se coucher dans ses draps, le corps tourné vers la fenêtre de la chambre qui transperçait les rideaux de la lumière de la nuit. Elle ne parvint pas à trouver le sommeil. D'habitude, elle arrivait à s'endormir avant l'elfe qui ronflait dans le lit d'à coté... mais ce soir, Aenethia avait été plus rapide. Les yeux ouverts, Hadra se laissa entrainer par ses pensées, se remémorant des souvenirs anciens. Puis elle se retourna vers Aenethia pour lui parler à demi-voix./

-Hé...tu dors ? Dit la naine sans recevoir de réponse.
-Héé...tu dors ?!
-MMmhhhh....
-Ah bah non. Dis, t'as vu, j'ai réussi à faire faire d'la guitare à la curette ?! J'suis fière de moi. Mais faudrait qu'tu m'aides à réparer la flûte...il manque un bout.
-Hmm...non, j'ai pas faim... Répondit l'elfe encore endormie.
-Mais nan, t'comprends rien, j'te parlais d'Lynari et d'la flûte pétée.
-Pfffrrrhh.... Agacée, Aenethia se retourna du coté du mur, l'oreiller sur la tête.
-
Ah bah, super la copine ! On peut rien te d'mander...
-LAISSES-MOI DORMIR.
-Ca va...ca va. La naine se replaça elle aussi du coté du mur, songeuse, et repris pour elle-même : -
N'empêche qu'elle a quand même fait d'la guitare...

/Hadra ne trouvait pas davantage le sommeil, mais, elle était décidée à réparer la flûte. "La musique, ça calme les nerfs et en plus, ça entraine à la coopération ! C'est tout du bon !" avait-elle répondu à Ulrich qui pendant son bref passage à l'auberge s'était moqué de cette initiative. Mais, hélas, la musique ne l'aidera pas à s'endormir ce soir, et la naine restera éveillée pendant de très longues heures encore.../

[Les soldats désireux d’égayer leurs soirées à la taverne pourront trouver dorénavant les instruments suivants auprès du tavernier :
-Une guitare de la Marche-de-l'Ouest, ré-accordée par Lynari.
-Une flûte elfique à laquelle il manque deux trous.
-Un tambour gnoll usé
-Un triangle avec son petit bâtonnet de métal légèrement cabossé.]








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Lohengrin Osthfirer




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   06.10.16 0:33

Une tour bien lugubre, que celle des Trois-Chemins. Elle passait par une route importante, qu'empruntait de nombreux voyageurs pour passer d'un bout à l'autre du Royaume. Et, depuis que Lohengrin y avait été enfermé, la vie à Comté-du-Lac en ressentait l'absence. L'armure du fantassin, redéposée dans le quartier-général depuis son arrestation, était à la vue de n'importe qui. Et ses secrets avec, notamment ces sacoches noires que l'homme portait toujours à la taille. Si, par mégarde, certains auraient fouillés à l'intérieur pour voir ce qui s'y trouvait, nul doute qu'ils en apprendront davantage sur le caractère du vétéran.

_________________
« Je vais vous la faire courte, les miliciens : un bon soldat est un soldat qui accepte la mort. Si vous voulez pas combattre, c'est moi qui vous trancherait la gorge. »

- Lohengrin, vers la fin de la Troisième Guerre.
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Samuel Drent




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   06.10.16 11:29

Ces dernières semaines, Samuel Drent n'avait été que très peu présent aux Carmines. Selon ce qu'il avait pu faire savoir à ceux qui lui avaient posé la question, le vieux Paladin avait encore des affaires à régler à la Capitale, et faisait régulièrement le trajet entre Comté-du-Lac et Hurlevent.
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Kriss




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   06.10.16 13:04

Les combes de la taverne.

C'est là que Kriss avait installé sa chambre et ses affaires, dans ce petit perchoir calme et sûr. L'isolation était rudimentaire, l'éclairage fourni par une simple lampe à huile, mais ce petit nid lui convenait parfaitement.
Son ceinturon avec ses armes pendait à un crochet au mur, son armure était jetée dans un coin sans ménagements, et ses bottes étaient posées sur un coffre de rangement.

Ce soir là, elle était allongée dans son hamac, tendu entre deux poutres. Elle ne saurait dire si c'était l'alcool ou le hamac qui la berçaient, toujours était-il que la pièce tournait lentement sur elle-même. La quel'dorei, les yeux grand ouverts, luttait mentalement pour résister au whisky qui lui embrumait l'esprit.

Dans son poing serré, contre sa poitrine, elle tenait un morceau de parchemin froissé, volé plus tôt dans une des sacoches qui étaient restées sur l'armure de Lohengrin, griffonné de quelques dates et commentaires divers.
Dans son autre main, pendant dans le vide, une flasque vidée peu avant, elle aussi "empruntée", menaçait de glisser de ses doigts frêles.
Quelques rais de lumière lunaire, rendus visibles par la fine poussière voletant dans la pièce, lui éclairaient le visage, alors qu'elle fixait sans fin le plafond.

Après quelques longues minutes, ou heures peut-être, sans qu'elle s'en rende compte, le sommeil l'emporta, mettant fin à une longue réflexion pleine d'incertitudes, de sentiments confus, et d'appréhensions.


Songes nocturnes:
 
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Lohengrin Osthfirer




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   07.10.16 21:33

Il n'arrivait pas à y croire. Comment se pouvait-il ? Ses propres camarades, ses propres frères d'armes ; partir en souriant en direction de l'île de Sombrelune. L'idée lui était insupportable. Rien que le fait de savoir qu'ils allaient croiser des membres de la Horde sans ne rien faire l'irritait. Pire, encore, Hadra avait obtenue le consentement de l'Édile ! Mais, contrairement a ce qu'il aurait pu faire autrefois, cette fois-ci ; il ne fit rien, gardant bien en mémoire son discours suite à sa libération.

Comme il le déclara aux autres, la Horde était responsable des crimes les plus odieux, et c'est à elle que nous devions la douloureuse perte du Roi Varian. Il n'était pas de ce royaume, mais il savait à quel point la Horde était néfaste pour l'avenir de son peuple.

Bien qu'il laissa échapper quelques insultes et critiques, il n'alla pas plus loin, et profita malgré tout de cette journée de permission en buvant à la taverne, avant de partir interroger le marchand qui avait perdu sa pauvre fillette.
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Sybile Caswell




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   07.10.16 22:20

Ne voulant pas décevoir ses camarades, Sybile les aura suivi jusqu’à l'ile de Sombrelune pour y passer un moment avec eux. Sachant déjà que ce qu'elle allait voir lui ferait grincer les dents, elle prit sur elle au début.

Mais la coupe fut pleine lorsque le groupe tomba sur un orc, une trolle et un mort-vivant ... Les trois créatures qu'elle déteste par-dessus tout. Sybile préféra s'en aller au plus vite et discrètement rejoignant comté-du-lac bien avant ses camarades donc, pour y passer un moment de calme dans sa chambre, à lire.
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Lohengrin Osthfirer




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   10.10.16 23:31

Alors que les étoiles commençaient a rayonner dans la nuit, il prit la carte de fidélité et la tapota sur la paume de sa main, un sourire malicieux sur le visage. Avant son départ, il demanda au garçon d'écurie de brosser sa monture, « Tranches-Lard » qu'il rendit propre et élégant. Il s'acheta lui-même une tenue sobre, faites de soie ; - y laissant par la même occasion la quasi-totalité de sa solde - se donnant l'aspect d'un vétéran de guerre hurleventois, fièrement anobli.

Quand il arriva sur les lieux, dix minutes avant le puceau, il se présenta sous le nom « D'Elvrick Von Sthauffenberg », vétéran de la septième légion. Il se dirigea vers la salle rouge où il choisit la plus belle et la plus convoitée des dames qui se présentaient à lui. D'un langage propre et sans bavure, d'une tenue noble et d'un port altier ; il fit ce qu'il avait à faire de sa cible. Plus tard, un verre de vin à la main, il afficha au grand jour les vraies raisons de son déplacement dans cet endroit.

Cependant, c'est d'une manière subtile et désintéressée qu'il procéda, cherchant à obtenir des informations auprès de la câtin, particulièrement sur les nobles et autres bourgeois influents qui passaient la voir elle ou ses collègues, tentant d'obtenir, sans trop éveiller les soupçons, toutes sortes d'informations qui pouvaient se lier de près ou de loin aux personnes importantes de la ville. Cela fait, il sera reparti à Comté-du-Lac.
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Vasco Santi




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   10.10.16 23:45

Vasco s'est préparé pour la grande soirée qu'il l'attendait, bien parfumé, bien habillé, bien coiffé, il était au top. Il avait l'air d'un jeune noble. Il a suivit Lohengrin jusqu'à Hurlevent. Arrivé aux lieux, Lohengrin est entré avant lui et pendant ce temps Vasco se posait beaucoup de questions.

"Je dois vraiment entrer dedans...? Perdre ma virginité comme ça... Aller courage ! Peut-être je mourrai au combat autant en profiter avant de quitter ce monde !" Il respire un bon coup et rentre dix minutes plus tard, dedans il choisit la plus belle femme qu'il voit, pour la première fois ça doit être parfait ! Il s'est fait passé pour le Fils du Baron Kevings. Assé timide, quand la femme l'a mit à l'aise, il a prit de plus en plus confiance et s'est laissé emporté. Après avoir finit la vraie mission a commencé.

Cependant, c'est là qu'il a posé quelques question à la femme, cherchant à obtenir des informations, particulièrement sur les nobles et autres bourgeois influents qui passaient la voir elle ou ses collègues. Après avoir finit, il sera rentré à Comté-du-Lac
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Lohengrin Osthfirer




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   13.10.16 0:36

La radio au poste de commandement de la Revanche des Aigles s'éteignit : l'ordre fut transmis. Une quinzaine de minutes plus tard, l'on pu voir à Comté-du-Lac la recrue Osthifrer et Santi entrer dans la ville.

Et la réponse ne se fit guère attendre, la cloche sonna et Lohengrin mobilisa tous les hommes des aigles qui étaient restés stationner dans la ville.
Pour avoir davantage d'effectifs et pouvoir couvrir sans encombre le secteur du Comté, il enrôla même - à titre exceptionnel - des paysans connus et reconnus pour leurs bons et loyaux services rendus à la magistrature locale, les équipant de simples glaives et boucliers.

C'est alors qu'une véritable opération militaire s'orchestra : en dix minutes à peine, la ville était entièrement bouclée. Pour l'occasion, les clôtures qui servaient aux champs furent placer aux entrées respectives du Comté, défendus par un minimum d'hommes, Lohengrin agissant avec les moyens qui se portaient à lui.

Et c'est ainsi que le questionnement débuta. Les hommes allèrent de porte à porte, questionnant et interrogeant les habitants de la ville. Une fois qu'une maison fut faite, l'on demanda aux habitants d'y rester cloîtrer jusqu'à nouvel ordre, de telle sorte à faire de Comté-du-lac une ville sous état de couvre-feu.

PERSONNE se trouvant dans la ville ne put échapper aux griffes d'Osthifrer, qui alla même dans l'auberge, notamment dans la cave, aux côtés de Santi ; avec un sceau, un rat, et une torche, interrogeant lui-même les « grandes gueules » du coin, qui restaient trop souvent entre eux a magouiller et qui suscitaient la méfiance des gardes. Ces gens-là, eux, et uniquement eux ; reçurent cette forme d'interrogation bien particulière.

Autant dire que s'ils avaient quelques affaires que ce soient a se reprocher, Lohengrin en serait au courant.

Cuisinier, fermier, forgeron, palefrenier, pêcheur, marchands itinérants, voyageurs, enfants, aucun ne fut pas épargné. Et pour calmer le magistrat, qui devait sûrement être dans tous ses états, Lohengrin insista sur le caractère urgent et militaire de cette opération, l'invitant a rester dans son hôtel de ville.

Bien que cette mission est pu prendre des mesures particulièrement extrêmes, l'avantage d'une telle radicalité ne tarda pas à tomber : en moins de deux heures, toutes les informations que l'on pouvait obtenir de la ville furent remises à l'édile, qui se trouvait alors à l'ambassade dalanoise.

Les paysans qui avaient servis à la cause furent eux aussi interrogés et durent remettre leurs armes à l'armurerie. Dès que cette mission fut accomplie, Lohengrin ordonna que le barrage soit levé et mit aux fers toutes les crapules qu'il aurait pu trouver à l'occasion.

Et, s'il y avait,- a tout hasard - un individu quelconque, qui aurait eu des liens en rapport avec la statuette, il aura était fait prisonnier sans ménagement dans le quartier-général et une estafette aura été envoyée à l'édile pour le lui informer.
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Claressa Brûle-flanc
Édile de Comté-du-Lac
Édile de Comté-du-Lac



MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   13.10.16 13:30

L'enquête somme toute... approfondie de Lohengrin avait porté ses fruits. Ce vilain bougre d'Osthfirer avait pu obtenir les informations suivantes, au prix toutefois d'être longuement réprimandé par le vieux magistrat Salomon.

Primo, un groupe d'aventuriers venu de Menethil était arrivé l'avant-veille en la bonne ville de Comté-du-Lac, par la route des Steppes Ardentes. Ils transportaient avec eux la fameuse statuette découverte par les Aigles, qu'ils abandonnèrent en chemin, quelque part dans les ruines de l'ouest, effrayés par la sombre magie qui en émanait.

Deuxio, lesdits aventuriers découvrirent initialement la statuette aux larges des Paluns, dans une ruine millénaire remontée des eaux à la suite du grand Cataclysme.

Tercio, le pouvoir de la statuette influe sur les énergies élémentaires qu'elle contrôle, déforme et corrompt. Si elle excita dans les Steppes Ardentes les pouvoirs du feu et de la lave, elle interférait cependant au Paluns avec les choses de la mer.

Quarto, l'artefact semble être doué d'une conscience, et murmure parfois. À moins qu'il ne soit qu'un réceptacle ou le support de quelque télécommunication ?

Une chose est sûre : le mystère s'épaississait, et c'est la rédaction d'un long rapport qui attendait le malheureux Lohengrin.
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Vasco Santi




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   13.10.16 16:04

En rentrant à Comté-du-lac avec Lohengrin, Vasco est tout de suite partis chercher un rat, un sceau et une torche, ce que Lohengrin avait demandé. Lohengrin posait les questions, Vasco le regardait faire, mais quand Lohengrin est passé à l'action quand l'homme a utilisé les trois choses qu'il a demandé sur les personnes... Vasco a tourné la tête, il ne voulait pas voir tout ça, il a demandé à Lohengrin d'arrêter mais il y avait rien à faire.

Vasco a attendu dehors pendant que Lohengrin "s'amusait". Vasco semblait choquer par tout ça en entendant les personnes crier de douleur.
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Hadra




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   13.10.16 18:21

Spoiler:
 

Loin au sud est du Comté, dans le creux d'une étroite vallée rouge, Trasah, Sybile et Hadra étaient restés au camp pour garder la statuette en sécurité. Pendant que Lohengrin installait un climat de terreur
approuvé par l'Edile à Comté-du-Lac ; Trasah semblait très inquiet depuis qu'il avait entendu Lohengrin demander à celui qui semblait être son tout nouveau sous-fifre -Vasco- un sceau et des rats pour l'aider à interroger les villageois.

Oui, le Paladin était soucieux pendant sa garde, mais c'était bien le seul des trois. En effet, Sybile coiffait les cheveux de la naine qui n'avaient pas flambés pour en faire une tresse convenable pendant que le paladin faisait son tour de garde. Les deux guerrières échangèrent quelques mots à l’abri dans leur tente au sujet de grandes valeurs comme l'honneur et la justice... Mais étrangement, la naine qui semblait intarissable à ce sujet ne l'était plus, ce qui avait rendu son échange avec l'humaine incroyablement cour. Non, Hadra avait compris que tout ceci n'était plus important, du moins, pour les humains et ça la chagrinait visiblement moins que ça ne la fâchait, à présent.

-Trasah m'a dit à quoi qu'ça allait servir les sceaux et les rats. C'est grave quand même.
-L'heure est grave. Avait sobrement répondue l'humaine, les doigts dansant entre les mèches de la naine.
-Et alors ? C'pas comme ça qu'faut faire. On est des nains et des humains, pas des barbares. J'comprends pas l'Edile laisse faire ça.
-Elle n'est peut-être pas au courant. Peut-être n'a t-elle pas envie de le voir, non plus. L'important, c'est le résultat, ce doit être sa manière à elle de mener tout ça.
-Mais oui elle est au courant, j'lui ai d'ja dis, Trasah lui a d'ja dis aussi...
-Il a été puni, il a été enfermé à la Tour, on peut pas dire qu'elle ne vous écoute pas. Moi il me pose pas de problème. Répondit Sybile, toujours sereine.
-Ouais bah j'sais pas bien s'il a compris la l'çon. Enfin, moi j'te l'dis, si en rentrant j'apprends qu'il a vraiment utilisé ses techniques de filou, c'moi qui m'casse. J'veux pas salir mon honneur avec ces conn'ries là. J'me suis engagée pour le Roi des humains, pas celui des vrykules, merde. J'l'avais dis que cette statuette elle faire chier l'monde, bah tu vois, j'pensais pas si bien dire !
Sybile détacha son ouïe de la conversation et se mit à étirer un sourire empreint de nostalgie, elle avait enfin terminé son œuvre sur la tête d'Hadra. 
-Voila, je l'ai terminée. Il va falloir que tu passe chez un coiffeur pour redonner une forme correcte, mais pour l'instant, ça suffira. Alors, ça te plait ?
-Ah ouais. Boh c'est moins splendide qu'avant, mais après tout, t'es pas magicienne. héhé Merci du coup. Répondu la naine dans un sourire gêné.


Ce n'était pas parfait, mais elle avait mis du sien pour que la coiffure d'Hadra ressemble à quelque chose. Hadra était en tout cas convaincue du résultat. Le climat calme et intimiste qui s'était installé entre les deux femmes pouvait de nouveau s'estomper pour laisser sa place à une atmosphère plus familière, plus fière, plus virile... moins gênante, pour la naine. Elle se releva pour aller fumer son cigare en dehors de la tente et nettoyer son armure des cendres et autre poussières qu'elle avait accumulée dans les Steppes, laissant l'humaine se reposer avant d'entreprendre son tour de garde pour relayer Trasah. Pendant sa garde, Hadra n'aura pas quitté la statuette des yeux, mais aura préféré en rester le plus loin possible.

Aucun des habitants de la ville n'avait été épargné par l'interrogatoire plus ou moins honnête de Lohengrin, avisant ses méthodes à la tête des sympathisants. Mais l'un d'eux avait fait remonter la nouvelle à une personne très particulière que les villageois connaissaient à peu prés tous tant elle était prestigieuse pour le commun des paysans, mais ils n'avait pas revue depuis le début de la guerre. Fort heureusement, l'habitant responsable s'avérait être un garde factionnaire, il ne pourrait donc colporter les affaires de tortures qu'il n'avait pas entendu ni subies. Nul doute que cette statuette primitive aux émanations sombres ramènerait cette personnalité au Comté pour plonger le nez dans cette affaire.
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Lohengrin Osthfirer




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   13.10.16 20:32

Lors des interrogatoires, Lohengrin et ses hommes d'armes ne trouvèrent ni bandits, ni contrebandiers, ni criminels, ou quiconque pouvant susciter la méfiance du Magistrat Salomon et de sa garde urbaine. Aussi, personne ne se fit torturer par Osthfirer. En revanche, le reste se produisit bel et bien ; avec le passage du couvre-feu et des barricades mises autour du Comté lors de l'opération.

[Je tenais à faire cette petite précision, puisqu'au moment où je rédigeais cette rumeur, je ne savais pas s'il y avait des sortes de criminels dans la ville. J'ai maintenant eu réponse de Claressa, donc l'épisode du rat et de la cave lugubre ne s'est pas produit.]
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Trasah Arrington




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   13.10.16 23:12

Grâce à la bénédiction de Trasah et, dans le cas de ce dernier, à l'enchantement de la magicienne, les deux soldats aux capacités décuplées eurent tôt fait de finir le travail. Il est désormais possible de voir s'élever depuis Comté-du-Lac un nuage de fumée noire à proximité de la scierie d'Alther. les flammes finiront par s'éteindre dans la journée du lendemain.
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Lohengrin Osthfirer




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   18.10.16 13:22

Au matin, Lohengrin arrivait avec une énorme caisse en bois qu'il transportait sur ses bras. Il l'amena jusqu'à ses appartements de l'auberge, qu'il loua pour l'occasion. Quelques heures plus tard, l'on pu voir les familles des victimes - les vingt femmes prisonnières - souriantes et apaisées, certaines d'entre elles se permettant de grands luxe à faire venir au cours de la journée des vêtements et des parfums, s'amusant a imiter les bourgeoises de grandes villes.

Il reprit par la suite ses entraînements.
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Hadra




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   18.10.16 14:34

La naine aperçu la scène sans y prendre part. Elle fut subjuguée de voir que l'homme habitué à  fréquenter les bordels soit tout à coup ému par les conditions de vie des catins sauvées la veille. Elle restait convaincue que tout ceci nétait encore qu'une ruse pour s''acheter une image auprès de l'édile.

Qu'importe,  finalement,  l'or qu'elle avait furieusement réclamé comme étant le sien la veille lui avait été donné par le nouveau gilnéen, qui pour apaiser sa colère, lui avait donné une somme 6 fois supérieure à celle qu'elle avait demandée. Elle s'était bien gardée de prévenir qui que ce soit de ce fait, mais on pu voir Sybile et Hadra changer de chambre d'auberge dès le lendemain pour une pièce plus spacieuse et plus coquette. La naine sera partie pour Hurlevent se faire faire une nouvelle armure,  qu'elle fera polir ensuite. Ayant suivi Sybile chez elle pour rencontrer sa petite fille, son époux et visiter sa petite baronnie,  la naine ne sera pas revenue de la journée.

Alors, celle qui était si fière de revendiquer son honneur aurait-elle oublié ces valeurs pour une poignée de pièce...? Pendant les derniers événements, elle avait compris auprès de ses collègues que "l'erreur était humaine", alors elle se donnait le droit de faire des "erreurs" elle aussi,  même si,  elle, n'était pas humaine.

Ce qui était certain, c'est que l'influence des humains de la milice sur sa formation de jeune naine découvrant les valeurs de leur royaume avait vraiment porté ses fruits... Des fruits déjà croqué par le ver de l'opportunisme. Comme Trasah dont la Lumière vascillait par les doutes qui alourdissaient sa foi,  la conscience d'Hadra aussi devenait chancelante.
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Sybile Caswell




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   18.10.16 16:23

La chevalier aperçu également la scène de loin, haussant simplement un sourcil avant de secouer la tête pour s'en détourner afin de se diriger vers les écuries et préparer son vieux et massif étalon noir.

Accompagnée d'Hadra, Sybile prit la direction de son foyer, la Vallée d'Ocrechamp, pour la journée afin d'y retrouver sa famille qui y avait élu domicile depuis qu'elle fut nommé protectrice de ce petit territoire. Sur la route, elle expliqua dans les grandes lignes l'histoire de cette vallée fertile coincée entre de hautes montagnes au nord, la frontière avec la Marche de l'Ouest à l'ouest justement et les profondes forêts d'Elwynn au sud : pillé lors de la chute d'Hurlevent et plus ou moins laissé a l'abandon par les autorités noble et royale, la chevalier depuis son arrivée et pendant trois ans s'était efforcé d'en chasser les bandits qui y avaient installé la terreur. Avec de bons résultats comme put le constater la naine en voyant la popularité de Sybile lorsqu'elles croisèrent des fermiers ou des bucherons sur leur route.

Une fois arrivé à Beaulac, la seule bourgade de la vallée, Sybile conduit Hadra au terrain d'entrainement ou son vieux père, un imposant gaillard à la barbe blanche bien fournie entrainait quelques miliciens. Légèrement sur le côté, une gamine aux cheveux noirs ébène essayait d'imiter les ordres beuglés par le vieux vétéran. Puis la gamine en question, qui n'était autre que Morgane Caswell, la digne héritière de la chevalier, s’arrêta à l'approche de celle-ci pour venir lui sauter dans les bras. Dans un bref câlin, Sybile reposa sa fille au sol qui remarqua enfin la naine. Malgré le fait qu'elle faisait pratiquement sa taille, la gamine écarquilla les yeux en voyant Hadra et allant se cacher dans les jambes de sa mère, celle-ci avec un amour maternel plutôt particulier l'a poussant en avant.

La petite fille qui regardait ses souliers au début fut rapidement rassuré devant le comportement jovial d'Hadra, la bombardant rapidement de questions. C'est d'ailleurs entre deux questions que la camarade d'arme de Sybile put voir en face d'elle toute la famille de celle-ci : Père, mère, frère, ses deux sœurs et bien-sur son époux. Tous furent agréables et accueillants envers Hadra, saluant ses compétences guerrières car aucun doute à avoir, le clan Caswell avait la guerre dans le sang.
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Kriss




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   20.10.16 9:09

Le crépuscule tombait sur Comté-du-Lac.

Sortant de la taverne, une bouteille vide à la main, la quel'dorei du régiment titubait, chantonnant un hymne de son pays natal.
Elle avait laissé tabard et armes dans sa chambre, vêtue d'une robe à corset révélant une gorge généreuse, qui attirait le regard de plus d'un passant.
Une grosse mèche devant le visage, l'air cadavérique, elle grimpa tant bien que mal la côte qui menait au Manoir Brûle-flanc, s'arrêtant plusieurs fois en route, manquant de tomber, ou prise de hauts-le-coeur, spectable bien misérable pour qui aurait pu l'apercevoir.

Arrivée devant la grande bâtisse, son regard fût attiré par la bannière déchirée des Aigles, encore tâchée de sang, puis s'approcha de la liste des disparus du régiment.

Son regard peiné et fatigué courait sur les lettres dorées, son cœur se serrant à chaque nom, se rappelant les visages, et les combats menés, et les victoires célébrées avec chacun.
Kriss eu même un choc en lisant avec chacun le nom des deux sœurs Sunderson, l'aînée, revenue de Lordaeron pour protéger la cadette, et toutes deux tombées pour l'étendard azur et or.

Après quelques heures d'errance, elle regagna son hamac dans les combles de l'auberge, et se laissa vaincre par le sommeil, et l'ivresse qui lui martelait les tempes.
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Lohengrin Osthfirer




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   20.10.16 15:07

Alors que les « diamants », oiseaux des terres de l'est ; finissaient leurs chansons à la tombée de la nuit, la lame de Lohengrin tomba au sol, emportant avec elle la tête du mannequin au masque d'orc.

Quand il aperçu la Quel'Doreï se diriger si tristement en direction du manoir Brûle-Flanc, il resta à l'abri à l'ombre des arbres, buvant dans sa gourde. Il se trouvait alors sur le promontoire, juste au-dessus du manoir, non loin d'une bâtisse de la ville.

Il observa son officier lire chacun des noms des anciens Aigles, laissant reprendre la mélodie des oiseaux. Il laissa son regard dans le vide, se remémorant sûrement le nom de ses propres camarades, disparus ou tués lors de la Troisième Guerre.

Au lendemain matin, chacun aura pu voir une pancarte en bois plantée dans le sol, non loin de cette mémoire aux morts ; avec pour inscription : « nous ne les oublierons pas », marquée en grosses lettres.
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Kriss




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   21.10.16 11:29

Il était tôt le matin lorsque la rôdeuse quitta l'auberge, bien plus fraîche que la veille, pour aller courir autour du lac, alors que la fraîcheur peinait à se dissiper sous les rayons du soleil timide, qui n'avait pas encore percé l'horizon.

On la vit s'entraîner dur toute la matinée, nageant dans l'eau glacée, après une longue course à pieds, et avant de maltraiter les mannequins avec ses lames, ou même avec ses poings bandés de cuir.

Midi arrivant, le repas fût frugal, et Kriss disparu dans ses combes, reparaissant dans l'après midi avec les cheveux coupés à hauteur d'épaule, avant qu'elle ne parte pour la forge, où elle y resta quelques heures.
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Trasah Arrington




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   22.10.16 0:58

Après la rédaction et la livraison d'une lettre, Trasah prit, la nuit tombée, le chemin de Hurlevent en griffon. Il rendit visite à ses parents et loua une chambre dans l'auberge du quartier commerçant, profitant du son des activités de la ville en fort contraste avec le calme de Comté-du-Lac. Le lendemain, il se rendit à la cathédrale pour adresser une prière à la Lumière auprès des prêtres et paladins de Hurlevent.

Au matin, Lohengrin put trouver, parmi son courrier, une bourse contenant environ soixante-dix pièces d'argent, accompagnée par une courte lettre :


Citation :
Voici de quoi finir le mois assez confortablement en attendant que vous receviez votre solde. Attention cependant, j'ai peur qu'il n'y ait pas assez pour les dames que vous employez durant votre temps libre. Cela dit, l'usage que vous en ferez ne dépend que de vous.

-Trasah Arrington
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Samuel Drent




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   30.10.16 23:45

Le Chevalier Drent était rentré à Comté-du-Lac après une longue absence. Personne ne savait vraiment ce qu'il avait fait durant les semaines qui s'étaient écoulées, mais il avait pu être aperçu de passage aux environs de la Cathédrale de la Lumière de Hurlevent.
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Trasah Arrington




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   31.10.16 2:54

(Ceci se déroule après le retour à Comté-du-Lac et le rp de lundi)

Trasah ferma la porte derrière lui. Il resta un moment immobile, contemplant la table, les armes exposées sur les murs et les meubles de la salle principale Il retira ses gants et passa ses doigts sur ses plaies au visage. Il avait tenté de les refermer, mais n'avait pu qu'en faire de larges cicatrices.

Cette sensation sous ses doigts lui rappela tous les évènements de la veille. La débâcle complète de la mission, la mort du Lieutenant, son incapacité à diriger, et surtout ces affreux évènements qu'il ne saurait décrire.

Tout ça lors de son premier jour en tant que Chevalier des Aigles. Il songea à la déception qu'il avait été, pour l'Edile, pour ses camarades et pour la Lumière.

L'échec, l'échec le plus complet.

Alors, pour la première fois, la rage nouvelle qu'il avait sentie en lui depuis qu'ils étaient sortis de cet enfer se manifesta complètement. Il jeta son arme, arracha ses épaulières, puis son tabard, et commença à hurler, tempêter, en frappant tout ce qui se trouvait à portée, en renversant tout ce qui pouvait l'être. Et puis arriva la rage de sa jeunesse passée avec des parents guerriers, des parents qui l'avaient poussé à tout régler avec ses poings jusqu'à ce qu'il rejoigne l'Eglise de la Lumière. Ce qu'il faisait à la pièce, il aurait aimé le faire à Lohengrin, à Larcher et à tous ces péquenots d'Hurlevent qui lui avaient manqué de respect en lui parlant, sans qu'il se permettre de céder à ses pulsions.

Il s'en prit à une colonne et la frappa de ses poings nus jusqu'à faire saigner ses phalanges. Puis il s'arrêta et tomba à genoux, sa tête appuyée contre le bois poli. Il respirait fort et sentait son cœur prêt à déchirer sa poitrine.

Et il était seul, sans personne vers qui se tourner. Ses parents et son mentor étaient partis sur les Îles. Et la seule autre entité qui l'entendait auparavant semblait lui faire la sourde oreille.

Malgré tout, il commença à réciter une longue prière. Et tandis qu'il parlait, comme par réflexe après des années d'exercice, sa respiration s'apaisa. La rage qui courait dans son corps retourna se terrer dans le tréfonds de ses tripes.

Et la Lumière lui répondit. De loin. Et l'énergie purificatrice qui commença à circuler dans son corps n'était plus tiède et apaisante, mais froide et tremblante. Menaçant de disparaître à tout moment. Il répéta sa prière plusieurs fois, mais malgré tout, une barrière semblait filtrer les rayons de lumière qui parvenaient jusqu'à lui, ne lui laissant toucher qu'une infime part de sa Grandeur.

Il se releva alors et regarda le carnage qu'il avait causé dans la pièce. Il entreprit de tout ranger, précautionneusement, minutieusement. Puis il rassembla les parties détruites de son armure, prévoyant de les envoyer à la forge.
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Martha Bauregard




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   31.10.16 5:14

Spoiler:
 

Le lundi, Martha n'avait jamais aimé le lundi, et cette fois, il allait être encore plus difficile pour elle de l'affronter.

La vieille dame encore vigoureuse se sera montrée patiente avec chacun des Aigles restant, attendant l'hypothétique retour du trio suicidaire tout en essayant de faire profiter son expérience face à ce genre de situation qui était pour elle loin d'être inédite, sans pour autant donner de leçon de vie. Elle sera restée auprès de l'Edile, attentive à ses besoins en ces temps de deuil. Il était important pour Martha de garder encore un peu d'espoir pour les trois courageux, quoique pour Larcher, s'en était bel et bien fini.
Les mots du Capitaine Gray étaient difficiles à entendre pour les trois aigles revenants, accusés par les aigles absents de négligence ou/et de lâcheté. Mais il était en colère, comme d'autres pouvaient avoir peur ou douter d'eux-même après de tels événements. Elle préférait feindre de ne pas l'entendre et de ne rien répondre : il était inutile d’attiser tout ça avec de l'huile et elle se savait Ô combien maladroite avec des mots parfois mal choisis. Heureusement, ni lui ni le worgen fou n'étaient là ce lundi pour rajouter sur ses épaules d'autres poids qui alourdiraient encore un peu plus cette journée.

"Pourvu qu'ils reviennent." se disait-elle, malgré tout. Elle n'était pas réputée pour être une femme de cœur, on pouvait la trouver cruelle, parfois juste un peu moqueuse, mais elle n'oubliait jamais avec qui elle partageait le champ de bataille.

Lohengrin, en se réveillant au petit matin, aura pu voir un petit paquet devant ce qu'il semble utiliser comme un lit, accompagné d'un petit message court, à l'écurie. Rien n'était ensorcelé, s'il était utile de le préciser pour le guerrier légèrement superstitieux, qui trouvera dans ce colis une tenue digne de sa condition selon les critères de l'Archimage. La tenue en question pouvait rappeler celles que portaient autrefois les rabatteurs de bovins de la Marche de l'Ouest quand la terre était encore riche. Hélas, il ne trouvera dans la boite ni éperons, ni lasso.
La vieille mage avait bien compris qu'entre les claquettes usées du guerrier, et le costume trois pièces, il y avait une nuance précise à saisir pour lui donner une allure champêtre et virile, chère au cœur du nouveau fantassin, mais bien moins miteuse qu'avec son pantalon déchiré et troué.
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Lohengrin Osthfirer




MessageSujet: Re: [A faire vivre] Tranches de vies   31.10.16 11:48

Alors que les premiers rayons du soleil commençaient à réchauffer le petit bourg de Comté-du-Lac, Lohengrin s'empara des vêtements offerts par la mage Bauregard. Il les remit sur la paillasse qui lui est dédiée au manoir et fit don de ses anciennes affaires à l'hôtel de ville, souhaitant qu'elles soient remises aux plus nécessiteux.

Il entama par la suite ses séances d'entraînements. L'homme abrupt qu'était Osthfirer ne laissait pas percevoir ses émotions en de telles circonstances, il avait apprit à supporter la mort voici bien des années.

Les autres purent néanmoins remarquer qu'une simple épée fut déposée devant le monument aux morts des Aigles du Roi, avec un chiffon noir noué autour de la garde de l'arme.
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